Fondation Moi pour Toit
Fondation Moi pour Toit

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Dans ce lieu sain, tout est amour et beauté
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 1 Juin 2008

Cette fondation âgée de 21 ans, est l’œuvre du Valaisan Christian Michellod. Christophe Bonvin, William Besse et Gérald Métroz ont découvert un monde où tout est amour et où le travail qui y est entrepris est extraordinaire. Une école de foot va être créée. La FIFA est au courant.

En contrebas de la jolie école juchée sur un petit mont qu’on relie en empruntant un chemin aux pavés inégaux, il y a un terrain. « On va créer une école de foot », dit Christian Michellod, papa Christian pour les enfants ici, père de la Fondation Moi pour Toit à Pereira, institution jugée la plus complète de Colombie. « La FIFA est informée de ce projet sportif », poursuit le journaliste valaisan. « Je connais le président Blatter : Il est né un 10 mars comme moi. Nous sommes deux poissons. Savoir ça l’a séduit. Ce qu’on envisage de faire l’a touché. Peut-être la FIFA financera-t-elle tout ou en partie de ce programme. C’est mon espoir. On va construire des vestiaires, des gradins. Ces infrastructures coûtent 180 000 francs. Pour la Colombie c’est un gros projet. Il nous faut donc des sous ».

Une citation de Jean-Jacques Rousseau pourrait servir de devise à la Fondation Moi pour Toit : « Vivre est le métier que je pourrais t’apprendre ». Une école (mixte, enfants âgés de 4 à 13 ans), dont un centre d’urgence pour 30 pensionnaires du tout âge en provenance de la rue – ici, on mange avec une cuiller, il n’y a ni couteau, ni fourchette – composent l’institution âgée de 21 ans. Ce qui fascine, c’est qu’à peine arrivé dans ces lieux, les sourires éclairent toutes ces vies pourtant cabossées et les rires se transmettent, contagieux. Septante professionnels salariés d’une compétence rare – nutritionniste, éducateurs, professeurs, psychologue, phonologue, cuisinières, infirmières, etc. – forment un esprit de corps remarquable, impriment un rythme, donnent du bonheur aux enfants et aux ados qui après avoir tendu la main pour qu’on vienne à leur secours – drogue, maltraitance, prostitution – touchent le personnel par leur regard et une soif d’exister. Mais ici, le combat est aussi permanent et essentiel qu’immense. Là, le jour, il est rose ou noir.

Que des souvenirs

Jamais, ces mômes ne garderont de ces endroits que de mauvais souvenirs. D’anciens de cette institution ont voulu redonner ce qu’ils ont reçu. Ils sont éducateurs à la Fondation. D’autres sont à l’université ou ont trouvé du travail après avoir suivi une formation professionnelle chez Moi pour Toit, bénéficie des espaces de formation, dont une boulangerie, une menuiserie, une salle informatique, un atelier de couture et de confection. Mais une problématique demeure. « On a une grosse envie de les aider mais ont-ils envie d’être assisté », dit Kenny Giovanola, ancien journaliste valaisan, codirecteur de la Fondation depuis cinq ans. « Cette part de liberté doit rester chez chacun d’entre eux », ajoute l’intéressé. « Certains ont envie de retourner là où ils étaient maltraités, de tendre l’autre joue – ça concerne surtout les plus petits –, plutôt que d’être en institution où il y a des règles et un horaire à respecter, des devoirs à accomplir. D’autres sont attirés à retrouver la rue sans normes et qui a ses propres lois, pour y avoir vécu plusieurs carrières. Dans ces deux cas, je ne parlerai pas d’échec pour nous, pour le staff, mais ils impliquent une remise en question collective ».

Un chèque pour l’achat d’uniforme

Il y a une dizaine de jours, Christian Michellod a reçu la visite d’un directeur d’assurance porteur d’un chèque pesant plusieurs millions de pesos. « C’est génial ! On va pouvoir acheter des uniformes. Les enfants pourront se reconnaitre et ça gommera les différences ». Dans la journée, un bus ramène les plus petits à la maison où la vie est compliquée, où les situations sont souvent inextricables. « Il nous en faudrait un deuxième mais ça coûte un certain prix », ajoute le père de la Fondation. Ils sont 184 à lui porter des regards de douceur. « Je ne souhaite pas en accueillir davantage. Pour le moment. A moins de construire un autre bâtiment. Notre philosophie ? Privilégier la qualité. Je préfère accompagner par la main un enfant dès son arrivée jusqu’à sa sortie à 18 ans plutôt que de la lâcher à un moment donné ».

Communion parfaite

A Pereira, des enfants, placés dans d’autres institutions, fuguent pour venir chez Moi pour Toit. Où c’est bien. « L’harmonie, la gentillesse, le bonheur jaillit sur les enfants », dit Christophe Bonvin (ancien footballeur), admiratif. « Les gens qui donnent de leur vie pour les autres, ce sont eux les vrais héros de la société ». William Besse (ex-champion de ski) : « Ce qui surprend, c’est la joie des enfants, c’est le rapport affectif, d’amour, existant entre eux et les éducateurs. Le travail qui y est entrepris est exceptionnel. Il faut soutenir cette fondation. Ce qui s’y passe est absolument génial ». Gérald Métroz (consultant sportif, ancien journaliste) : « L’immensité du travail qui est accompli à Moi pour Toit est incroyable. C’est une île où on y enseigne le respect, la douceur, la tendresse et l’amour. Quel choc par rapport à la société qui est la nôtre »

Jacques Wullschleger
Le Matin Dimanche

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