Fondation Moi pour Toit
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De Pablo à Lorena
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 24 Fév 2012

MOI POUR TOIT | Le 19 juin 1991, la fondation a ouvert sa première maison pour douze petites filles en danger d’exploitation sexuelle.

Histoire et histoires. Avec majuscule et minuscule. A choix. Avec des dates qui font… date. 28 février 1991: après presque quatre ans de soutien au foyer pour garçons de la rue «Esta es mi casa» de Pereira, Moi pour toit devient officiellement une fondation à but non lucratif reconnue et surveillée par l’Etat du Valais. C’est le début du développement de son propre programme, de ses propres foyers, de sa propre philosophie: l’aide directe, de main à main, sans aucun intermédiaire. Un franc de don est un franc qui arrive dans le cœur d’un enfant de Moi pour toit.

19 juin 1991: la fondation ouvre sa première maison dans le quartier de Cuba à Pereira. Ce foyer accueille douze petites filles âgées de 10 à 12 ans, en danger d’exploitation sexuelle. Aucune institution dédiée à cette population fragile n’avait voulu se lancer dans ce programme vital: arracher à la rue chaude, violente, perverse, des jeunes qui vendent leur corps pour 10 000 pesos, cinq francs. L’hor- reur. Il est 17 heures ce jour-là. Une camion- nette de la police locale s’arrête devant le foyer Moi pour toit: douze enfants en descendent pour entrer dans ce qui devient, d’un seul coup, leur chez-soi, leur maison.

Même jour, même heure. 19 juin 1991. Pablo Escobar, le plus grand et cruel narcotrafiquant de l’histoire, se rend à la police. Il vient de négocier avec le gouvernement sa reddition contre l’assurance de ne pas être extradé aux Etats-Unis. Deux ans plus tard, en 1993, il s’évadera et sera tué au terme d’une chasse à l’homme hollywoodienne.

Vingt et un ans plus tard, aujourd’hui donc, les petites filles du premier foyer de Moi pour toit sont des femmes de 30 ans et quelques pétales de roses supplémentaires. Indépendantes, mères de famille, elles ont fait leur chemin avec, tatoué dans le cœur, ce qu’elles ont reçu des mains de la fondation: des
valeurs et une éducation qui leur permettent, aujourd’hui, d’être dignes et fières de leur parcours. Certaines ont disparu, mais la plupart sont toujours connectées à Moi pour toit. A Noël dernier, Lorena, une des premières pensionnaires, m’a écrit ce mot: «Je te l’ai déjà dit. Et je le répète: papa Christian, tu es la première personne à m’avoir donné une chance. Je t’aime.» Vingt ans plus tard, Lorena a terminé ses études universitaires: elle est psychologue et a déjà travaillé trois ans auprès des autres enfants de Moi pour toit. La chance passe pour chacun. La chance? Non. Une main tendue qu’il faut vouloir saisir.

Rédaction
La Gazette de Martigny

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