Fondation Moi pour Toit
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Larmes d’une maman
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 11 Avr 2012

MOI POUR TOIT | Lors de la soirée de gala 2011, Sylvie Vuichoud de Riddes a gagné un voyage en Colombie. Elle est rentrée hier, les yeux pleins d’émotion.

7 novembre 2011. Hôtel Mercure du Parc de Martigny. La soirée de gala en faveur des enfants de Moi pour toit se termine officiellement par le tirage au sort de la tombola. Laura Chaplin, petite-fille de Charlot et marraine de la fondation, sort le «819». Prix: un voyage à Pereira en Colombie. Cri à la table numéro 8. Sylvie Vuichoud saute de joie et court embrasser papa Christian. Elle vient de gagner un voyage en Colombie avec le fondateur. Emotion.

24 mars 2012: la Riddane, mère de six enfants, atterrit à Bogota la capitale, puis à Pereira, ville où vit et vibre la fondation depuis vingt-cinq ans. Ce voyage, elle le doit aussi à Patrik, son mari, qui prit des vacances pour s’occuper de la famille… nombreuse. Gracias.

Commencent les visites des différents foyers de Moi pour toit. Et les premières impressions. «Je voyais quelque chose de très petit. Mais c’est gigantesque! Je pensais aussi à un foyer austère. C’est plutôt une ambiance de colonie de vacances. Les enfants sont heureux et fiers d’appartenir à cette fondation.» Au coin de ses yeux bleus, les premières larmes d’une maman. Qui prend conscience de ce qu’est réellement Moi pour toit.

«Ces enfants ont vécu des situations dramatiques. On pourrait pleurer tous les jours sur chacun d’eux. Mais de la fondation se dégagent une telle chaleur humaine et un tel amour qu’ils sont heureux de vivre et de se construire un avenir grâce à Moi pour toit.» Sylvie vient de passer une journée avec la centaine de gosses qui étudient à l’école de la fondation. «Demain, nous avons rendez-vous avec les ados et les enfants du centre d’urgences», explique papa Christian. «Bon, il faut que je fasse ma réserve de mouchoirs en papier», commente Sylvie. Frissons à fleur de peau. Les trente-quatre jeunes des deux foyers du centre-ville sont réunis autour du fondateur. Moments de partage. Avec reconnaissance, et inquiétude aussi. Il s’appelle Darcy, 16 ans, ex-enfant de la rue. «Depuis quelque temps, tous les jours je me dis: on serait où sans papa Christian et tous les parrains suisses qui l’aident à nous aider? Quel serait notre avenir? Encore une fois la rue?» Sylvie se sent interpellée. Et touchée au plus profond de son cœur de maman. «C’est incroyable et fantastique de les écouter et d’entendre le contraste entre leur histoire, leur vécu, et leur envie de se construire un futur.» Pause… mouchoir. Et petit tour au centre d’urgences Louis-Ernest Fellay. Où sont accueillis provisoirement trente-cinq enfants et jeunes de la rue. Bébés, drogués, violés, maltraités et… souriants. Dans les bras de Sylvie, un bout de chou presque blondinet. Et des bisous humides. Comme souvenirs inoubliables. «Je reviendrai, c’est sûr. Mais en parlant l’espagnol. La Colombie, ce n’est pas seulement ce qu’on nous raconte.» Et connaître ce pays contrasté à travers le regard des enfants de la fondation Moi pour toit donne au voyage une dimension supérieure.

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