Fondation Moi pour Toit
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Une fondation pleine d’espoir
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 20 Nov 2015

RAPHAËL LAVANCHY est professeur à Saint-Maurice. Mais un besoin de se rendre utile mêlé à un puissant attachement pour la Colombie l’a poussé à aider les enfants dans le besoin. Le voilà de retour au foyer de Pereira pour semer du bonheur.

«Je suis si bien là-bas avec mes petits chéris.» C’est des étoiles dans les yeux et avec des phrases telles que celle-ci, remplie d’amour et de gratitude, que Raphaël Lavanchy parle de son expérience en Colombie. Depuis une année maintenant, ce jeune Suisse-Colombien travaille pour la fondation Moi pour toit à Pereira. «J’y étais déjà allé pour une mission d’une année. Puis, je suis revenu travailler comme enseignant au collège de Saint-Maurice durant deux ans. Mais l’appel était trop fort. Je me disais que j’avais tellement reçu dans la vie, qu’il était maintenant temps de donner.» Un besoin de se rendre utile mêlé à un puissant attachement pour ce pays pousse Raphaël à aider les enfants dans le besoin.

La fondation Moi pour toit

De double nationalité, Raphaël Lavanchy a vu dans la fondation Moi pour toit l’évidence: «Il s’agit d’une structure suisse venant en aide aux jeunes Colombiens. Quoi de mieux pour moi?» Active depuis 1987, Moi pour toit a pour but de former, éduquer et responsabiliser les jeunes Colombiens de 4 ans à 18 ans de la région de Pereira en Colombie. En Suisse, la fondation peut compter sur son président et fondateur, Christian Michellod, ainsi que sur un comité qui récoltent les dons et gèrent l’aspect administratif d’une telle structure. Sur place, en Colombie, la fondation emploie quelque 55 personnes: «Nous avons trois foyers actuellement. Dans chacun d’eux, nous comptons des éducateurs, des assistantes sociales, des pédagogues, des psychologues ainsi que les employés des cuisines.» Ces personnes engagées sont, mis à part Raphaël Lavanchy, uniquement des Colombiens: «C’est aussi une volonté de Moi pour toit. Evidemment nous accueillons parfois des volontaires venus de Suisse pour quelques mois.»

Un accompagnement vers l’âge adulte

Dans les foyers, 35 petits et 30 adolescents apprennent donc simplement à vivre et à s’organiser: «Nous leur apprenons à réaliser les tâches ménagères et leur donnons les clés nécessaires à leur évolution. Nous reprenons finalement le rôle des parents.» Des parents qui, parfois, désirent récupérer leurs enfants: «Le retour se passe bien mais de manière générale, un enfant qui a été abandonné ou battu qui repart chez ses parents, nous le retrouvons quelques semaines plus tard dans le même état et devons tout reprendre depuis le début.» Des situations parfois délicates et difficiles à gérer mais qui en valent la peine: «Lorsque l’on voit un gosse très fermé, très dur qui arrive et que, quelques mois plus tard, ce même jeune a les traits beaucoup plus reposés et réagit calmement, on se dit «Yes! On a réussi.» Une motivation à toute épreuve anime donc le jeune homme qui envisage également la suite avec sérénité: «Bien sûr, la peur du manque de moyens financiers est inévitable mais nous faisons confiance aux gens et continuons à espérer de recevoir un maximum de dons pour pouvoir mener à bien des projets futurs, tels que l’amélioration des infrastructures sur place ou encore des ressources à disposition.»

Article paru dans la Gazette du 20 novembre 2015 à télécharger ici (pdf).

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