Fondation Moi pour Toit
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Le bus de Noël
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 14 Déc 2012

MOI POUR TOIT | A Pereira, la fondation tient un rôle social de premier plan. Véhicule de cette connexion, le bus. Qui arrive en bout de survie.

Mardi dernier. Plaza Bolivar de Pereira. La place principale de cette cité colombienne. «Papa Christian, Papa Christian!» Saute dans les bras du fondateur Alexa, une petite fille qui a vécu deux ans dans le programme de la fondation et qui a été réintégrée chez un oncle, ordre du gouvernement. Rencontre émouvante. Toujours. Maintenant, Alexa ne dort plus chez Moi pour toit. Mais elle y suit toujours l’école. Car le centre éducatif de la fondation accueille non seulement les plus petits de ses pensionnaires, mais aussi 80 enfants qui proviennent des «invasiones», ces bidonvilles construits à flanc de cordillère et remplis de familles souvent déplacées par la violence.

Aujourd’hui, les enfants sont en vacances… d’été. Les cours reprendront le premier lundi de février. Durant l’année scolaire, c’est le chauffeur de la fondation qui récupère tous les matins les élèves provenant de ces quartiers à risque. Et qui les ramène à «bon» port dans l’après-midi. Avec le bus de Moi pour toit, âgé d’une quinzaine d’années et cahotant comme un vieillard. Depuis deux mois, ses 500 000 kilomètres le font souffrir. Et tomber en panne trop souvent. Or, quand il n’y a pas de bus, il n’y a pas d’école pour ces enfants dont les familles n’ont pas les moyens économiques de leur payer un transport public. Le bus de Moi pour toit, c’est la vie, l’éducation, l’espoir d’un avenir meilleur. Il tient un rôle social capital dans le programme de la fondation et dans ses projets de prévention dont fait partie le centre éducatif. Un enfant éduqué, c’est une grande chance de s’en sortir mieux que ses propres parents. Quand ils sont encore en vie…

UNE ACTION À 50 000 FRANCS

Christian Michellod s’est donc mis en tête de lancer une action intitulée «Le bus de Noël». Dans quel but? Trouver des fonds pour que la prochaine rentrée scolaire coïncide avec l’achat d’un véhicule, un peu plus grand aussi, afin que les enfants de ces quartiers défavorisés ne ratent plus jamais une seule journée d’école. Objectif financier? 50 000 francs suisses, coût d’un bus, coût du bus, coût d’une partie de l’éducation que ces enfants reçoivent à la fondation.

Lundi 3 décembre dernier, Christian et Michèle Michellod ont participé à la journée de remise des diplômes de Moi pour toit. Un instant fort. Les élèves qui ont terminé leur cinquième primaire iront désormais au collège public. Ils sont partis, la larme à l’œil. Pour ceux des quartiers pauvres, ce départ signifie souvent la fin de leurs études. Et aussi de deux repas par jour offerts par la fondation. Le rêve du fondateur? Ouvrir son centre éducatif jusqu’à la fin de l’école obligatoire. Mais aujourd’hui, veille de fêtes, son objectif immédiat est l’achat d’un nouveau bus. Vos dons, avec mention «Bus de Noël», sont donc les bienvenus sur le CCP 19-720-6. Voilà un projet concret. Concret comme tout ce qu’entreprend cette fondation qui veut terminer son 25e anniversaire en beauté… motorisée.

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