La ville colombienne de Pereira, où la Fondation Moi pour Toit mène ses activités, a été fortement frappée par le séisme. Plusieurs bâtiments ont subi des dégâts, mais aucun blessé n’est à déplorer.
Un puissant séisme de magnitude 7,4 a frappé l’ouest de la Colombie lundi 10 août à 7 h 34 (14 h 34 heure suisse), avec un épicentre près de San José del Palmar. Le bilan global s’élève à au moins 164 morts et 800 blessés.
Bien que située à environ 60 km à vol d’oiseau, Pereira a été fortement impactée. «60% de la ville où se situe notre fondation est touchée, il y a beaucoup de dégâts», confie Françoise Lapaire, présidente de la Fondation Moi pour Toit dont le siège se trouve à Martigny. «J’ai passé une nuit blanche à essayer de trouver une solution aux problèmes que nous rencontrons.»






La responsable a reçu de nombreuses photos qui témoignent de l’étendue des dégâts. Moi pour Toit gère notamment plusieurs foyers et une école dans cette ville de près de 500 000 habitants. Elle prend actuellement en charge 120 enfants et adolescents, et emploie 42 personnes, toutes de nationalité colombienne.
Elan de solidarité
«Nous avons eu beaucoup de chance, nous ne déplorons que des dégâts matériels, sans blessés ni morts. Mais malheureusement les enfants qui sont accueillis au centre éducatif viennent des bidonvilles et ils sont tous sans domicile», continue Françoise Lapaire.
En raison des coupures de courant, Françoise Lapaire reçoit des nouvelles sporadiquement mais souligne l’important élan de solidarité entre les habitants, auquel la Fondation Moi pour Toit prend aussi part: «On a des fissures dans de nombreux bâtiments qui doivent être contrôlés. Par contre, nous avons aussi une maison pour adolescents en ville où nous hébergeons en urgence cinq familles.» De nombreuses personnes mangent et dorment dans la rue, ou sont accueillies chez des proches.
Un couvre-feu a été instauré dans la ville où la situation est calme et sûre pour l’instant. Pour la Fondation Moi pour Toit, la priorité est de renforcer les structures de certains bâtiments et d’aider les familles des enfants pris en charge.
«Nous allons certainement faire un appel aux dons une fois que nous connaîtrons précisément la situation sur place», affirme Françoise Lapaire, qui rappelle qu’il est déjà possible d’apporter son soutien en effectuant un versement sur le compte postalde la fondation.
Article du Nouvelliste du 11 août 2026
Merci au journaliste Clément Girardot












