Fondation Moi pour Toit
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Angie est sauvée
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 3 Sep 2008

«Le Nouvelliste» avait axé sa campagne de Noël 2007 sur cette petite fille de la fondation valaisanne qui avait besoin d’une transplantation de foie. Angie a été opérée hier à Medellin (centre de la Colombie). Merci à vous et à tous.

Cette petite Colombienne de 11 ans a le droit de croquer a vie à pleines dents. Moi pour Toit se bat pour cela.Elle était arrivée en 2006, pétillante de vie, au centre d’urgences Louis-Ernest de la Fondation Moi pour toit, à Pereira. Mais rapidement, ses hauts et ses bas physiques, ses sautes d’humeur alertèrent l’équipe professionnelle et médicale. Les premiers examens approfondis diagnostiquèrent un grave problème de foie, dû à une cirrhose. «Nous lui donnons une espérance de vie de deux ans» lâchèrent, froidement, les médecins traitants. Délai: printemps 2008. «Seule une greffe peut la sauver.»Tremblements.

Moi pour toit comme seule famille

Angie a perdu sa maman, morte d’un cancer, en 2004. En 2007, son papa mourut du sida, le jour même où elle revenait d’une longue série d’hospitalisations pour examens. Orpheline, elle a Moi pour toit comme famille. Comme espoir. Comme lieu de vie. En avril dernier, sa situation se dégrada rapidement. Les deux ans pronostiqués s’étaient écoulés. La greffe devenait urgente. Depuis cinq mois, la fondation loue un studio à Medellin, à six heures de Pereira, afin qu’Angie soit à moins de cent vingt minutes de l’hôpital outillé pour ce genre de délicate opération. Cinq mois longs comme une éternité pour ce bout de chou de 11 ans. «Je m’ennuie de la fondation et de mes copines» nous avoua-telle, dernièrement, lors de notre visite paternelle. La semaine dernière encore, au téléphone, elle parut angoissée, désespérée, perdue, triste. Pourtant, nous savions qu’elle était en tête de liste d’attente. Même si l’attente devenait insupportable…

Le téléphone sonne

Et hier, coup de fil de l’espoir. Il était 23 heures suisses, 16 heures colombiennes. «Nous avons un donneur. Nous commencerons à la préparer pour l’opération. » Tourmente et lumière se mêlèrent. Peur et foi. Celle dont chacun a aussi besoin pour vivre. A 4 heures du mardi matin, Angie est entrée en salle d’opération. Elle en est sortie à 13 heures, hier après-midi. «Nous réservons notre pronostic », nous commenta le corps médical. «Au milieu de la transplantation, la petite a beaucoup saigné. Nous avons eu très peur. Mais son état s’est stabilisé. Maintenant, il faut attendre les premières heures afin de voir comment son corps réagit à ce nouvel organe. Ces instants sont critiques et décisifs.» Le suspense tord l’estomac. Question de vie ou de…

Gracias

A la fin octobre 2007, la Fondation Moi pour toit lança sa campagne «Sauvons Angie». «Le Nouvelliste» en fit sa tête d’affiche de Noël. Neuf mois plus tard, la solidarité suisse – près de 100 000 francs ont été récoltés – et colombienne – grâce au Département du Risaralda – accouche d’une belle lumière. Celle qui nous fait espérer qu’Angie soit sauvée. Et nous convainc une fois encore qu’une vie n’a pas de prix. Que l’on soit du côté de la richesse ou de l’autre bord. En son nom, gracias. Merci. Et une promesse faite et réitérée: «Angie, le jour où tu es guérie, je t’invite en Suisse.» Lorsque nous lui avons donné cet espoir murmuré à son oreille tendue, elle nous sauta au cou. Et pleura. Souvenir toujours humide. Quand on y pense… souvent.

Christian Michellod
Le Nouvelliste

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