Fondation Moi pour Toit
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Les sourires des enfants ont changé ma vie
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 11 Avr 2021

Laura Chaplin et Christian Michellod, marraine et président de la fondation valaisanne, ont été invités à tailler la vigne à Farinet. La cuvée 2020 sera vendue en faveur des enfants de Pereira. 

Une illusion de liberté 

La rue. La rue comme une illusion de liberté. Une fuite pour échapper aux coups, aux viols, au mépris. Des proches et des siens. La rue comme une fuite devant d’autres coups, ceux des policiers qui vous pourchassent pour la banane volée sur un étal, le bout de pain dans la vitrine d’une boulangerie. La rue comme chez soi. Parce que chez l’autre, on est de trop. 

Jhon Alex Castaño, un des chanteurs de musique populaire les plus fameux de Colombie, a parcouru cet enfer-là. Passant aussi de foyer en cellule de prison, de la prison à un trottoir, d’un trottoir à un nouveau foyer. Fugues à répétition. Jusqu’au jour où le service de la jeunesse l’amène à Moi pour Toit. Et là… « Cette fondation, ça n’a rien à voir avec les autres foyers que j’ai connus. La différence ? L’amour. Chez Moi pour Toit, les enfants sont considérés et aimés comme des êtres humains et non méprisés et traités comme des déchets de la société. » Ce témoignage émouvant, Jhon Alex Castaño l’a offert aux millions de téléspectateurs de la chaîne RCN, la plus importante de Colombie, il y a deux semaines, lors de l’émission «Yo, José Gabriel». Un grand moment. Que Christian Michellod, le fondateur de Moi pour Toit, a partagé la semaine dernière dans la vigne à Farinet avec les quelques invités à la traditionnelle cérémonie de la taille. 

L’aura de Laura… 

L’amour, ça résume également l’aura de Laura. Chaplin donc. Marraine de la fondation et invitée par les Amis de Farinet à ce moment de solidarité et d’amitié sur les hauts de Saillon. Avec son sourire, sa modestie, sa beauté et son charisme. Elle a raconté l’impact de son premier voyage à la fondation il y a dix ans. « Les sourires des enfants de Moi pour Toit ont changé ma vie.» Tiens, comme celle de Jhon Alex. «Ces gosses m’ont appris à voir la vie différemment. C’est grâce à eux que j’ai décidé notamment d’écrire un livre sur le rire. Comme disait mon grand-père (ndlr: Charlie Chaplin), un jour sans rire est un jour perdu.» Souriez, vous êtes aimés! 

La cuvée 2020 pour Covida-20 

La cuvée 2020 de la vigne à Farinet – signée et offerte par Didier Thétaz de la Cave Mandolé – sera donc vendue au bénéfice des enfants de Moi pour Toit. Bientôt mises sur le marché́ au prix de 25 francs l’unité, les mille bouteilles présenteront une étiquette dessinée précisément par Laura Chaplin, marraine engagée. Le montant récolté servira à poursuivre l’action Covida-20 lancée par la fondation en avril 2020, qui consiste à distribuer un marché mensuel composé de produits vitaux, aux familles survivant dans les «invasiones», ces bidonvilles où s’entassent misère et promiscuité, survie et lutte quotidienne; beaucoup d’enfants de ces endroits-là fréquentent gratuitement le centre éducatif Christian Michellod, l’école de la fondation. 

L’école passe au secondaire 

Depuis le début de l’année scolaire, à la fin du mois de janvier, Moi pour Toit a agrandi son offre éducative. Désormais, les enfants peuvent y suivre la seconde enfantine et les cinq classes primaires, plus les quatre premières années du degré secondaire. «Je me suis rendu compte qu’au terme de leur parcours primaire, beaucoup d’enfants, qui retournaient dans leurs quartiers défavorisés, n’avaient plus accès à l’éducation. Ils survivent dans ces bidonvilles et essaient de ramener quelques pesos à la famille», explique le fondateur valaisan. «Leur permettre de poursuivre leurs études chez nous est une fantastique occasion et un moyen essentiel et vital de prévention de la rue. Dans deux ans au maximum, on complètera encore l’offre avec les deux derniers degrés secondaires et ainsi chaque enfant pourra obtenir son «bachillerato» (diplôme de fin de l’école obligatoire) à Moi pour Toit. Un magnifique défi ! Pour célébrer ce pas en avant, l’école a désormais son propre logo, dessiné par Jesús Calle, artiste peintre de Pereira bien connu en Valais au travers de multiples expositions qui ont marqué la vie de Moi pour Toit. 

La fondation ne lâche rien 

La pandémie continue. La lutte de Moi pour Toit également. La fondation ne lâche rien. La confiance et la générosité́ des Valaisans sont une énorme source de motivation pour Christian Michellod et sa petite équipe de volontaires. «Petite équipe en Valais, mais grande entreprise à Pereira. 

Avec l’agrandissement de notre offre éducative, nous avons maintenant 60 employés, salariés bien sûr. Cette action, c’est un miracle quotidien.» Qui a un prix: 2300 francs à trouver par jour! «Le Club des mille, dont la cotisation est de 20 francs par mois, poursuit son expansion. Elle est vitale pour la couverture du budget. Tout le monde peut s’y inscrire. Ensemble, nous sauvons des vies!» clame le fondateur président. A vous de l’écouter. A cœur ouvert. 

Article de la Gazette du vendredi 26 mars 2021

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