Fondation Moi pour Toit
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Moi pour Toit lance une action solidaire spéciale Covid
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 5 Juil 2020

Son école à Pereira fermée provisoirement à cause du coronavirus, la fondation lance Covida-20 pour approvisionner les familles défavorisées.

En Colombie le pic du Coronavirus n’est pas encore passé. Il est attendu entre la mi-juillet et la mi-août. Pourtant, depuis la fin mars, le pays vit au ralenti. «C’est un confinement strict en théorie, mais à la sud-américaine…» lâche, sourire en coin, Christian Michellod, fondateur de Moi pour Toit.

A Pereira, l’école de sa fondation, qui accueille en temps normal gratuitement 120 enfants défavorisés, est à l’arrêt. En pleine année scolaire, c’est un coup dur. «Là-bas, les grandes vacances sont en décembre-janvier. La fermeture des institutions scolaires signifie que beaucoup d’enfants non plus ni éducation, ni nourriture, ni cadre.»

«Covida-20 pour sauver des vies»

Les écoles fermées et l’économie ralentie rendent les conditions de vie dans les bidonvilles encore plus difficiles. «80% des gens vivent de l’économie informelle. Ils se retrouvent donc sans argent et la nourriture manque.» Ainsi, pour sauver des vies au sens propre du terme, la fondation a lancé l’action Covida-20. Tous les quinze jours, les employés de Moi pour Toi distribuent des produits de première nécessité à une cinquantaine de familles en lien avec la fondation dans la banlieue de Pereira.

«La livraison des courses se fait toujours sous escorte policière», précise Christian Michellod. Ces efforts sont financés par une récolte de fonds qui a permis d’engranger 26 000 francs, dont 10 000 provenant d’un seul donateur. «Pour poursuivre l’action jusqu’à la fin de l’été, il faudrait réunir encore une fois ce montant.»

Le délicat travail des récoltes de fonds

Demander de l’argent devient de plus en plus difficile. Christian Michellod le sait mieux que quiconque. Sa fondation a vécu deux importantes crises financières. Aujourd’hui, Moi pour Toit compte un foyer pour adolescents, un autre pour les plus jeunes, une école, un atelier de travail et une boulangerie à Pereira. Le budget de fonctionnement avoisine les 800 000 francs par an, dont un quart est financé par le gouvernement colombien.

Dans un avenir proche, Christian Michellod aimerait rouvrir une structure pour les adolescentes et un centre d’urgence abandonné il y a sept ans, faute de moyens. Mais le Covid et l’annulation de manifestations phares telles que la Foire du Valais compliquent également la récolte de fonds. Le fondateur reste toutefois positif et mise sur le souper de soutien les 13 et 14 novembre prochain. «C’est un travail difficile et sans fin. Mais il me suffit de penser aux 10 000 enfants qui ont passé à Moi pour Toit en trente ans pour me redonner de la force et l’envie d’avancer.»

Le Nouvelliste du 4 juillet 2020 – PDF

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