Fondation Moi pour Toit
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Un Crayon de soleil pour les enfants
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 27 Oct 2007

Moi pour toi vient d’inaugurer son centre éducatif “Liceo Michellod” à Pereira (Colombie). Objectif : offrir une éducation spécialisée en tenant compte des difficultés et des souffrances de chaque élève.

Le ruban coupé par Christian Michellod jeudi passé au centre Moi pour toit est de ceux dont on emballe les cadeaux de Noël. Celui offert cette année aux enfants du foyer situé à Pereira (Colombie) a pris la forme d’un magnifique centre éducatif, composé de trois bâtiments en bois, soit six salles de classe. Inaugurée la semaine passée par le président de la fondation, le “Liceo Christian Michellod” permettra dès le mois de février 2004 à nonante enfants âgés de 6 à 11 ans (quarante de la fondation et cinquante autres de la communauté de Combia) de suivre des cours tout spécialement adaptés à leChristian Michellod, entouré par les enfants, coupe le ruban symbolique marquant l’inauguration du foyer colombien qui porte son nom. ur niveau, à leur rythme de travail et à leur difficultés. “Ces enfants ont pour la plupart souffert de malnutrition”, explique la directrice de l’école Blanca Nelly Pinzon Lopez, qui derrière elle une carrière longue de trente ans dans différentes écoles privés du pays, comme enseignante et comme administratrice. “Il ont vécu une croissance physique différente et nécessitent donc d’une éducation spécialisée, personnalisée.” Dans le public, les salles de classe sont souvent surchargées. “Elles comptent jusqu’à quarante élèves. Il est impossible dans ce cas de s’occuper individuellement de chacun d’entre eux. Nos six classes seront composées de quinze élèves, ce qui permettra aux professeurs d’avoir une attention toute particulière pour chaque enfant.” D’ailleurs, la méthode pédagogique appliquée au centre “Moi pour toit” sera marquée du sceau de la nouveauté, par rapport aux méthodes traditionnelles de l’éducation nationale colombienne. “Contrairement à ce qui se passe dans l’éducation publique, chaque professeur est spécialisé dans sa branche. De plus, nous appliquerons ce qui s’appelle la pédagogie active, au sein de laquelle l’enfant travaille à son rythme, à travers des jeux, des ateliers. Il suivra une éducation plus pratique, donc moins théorique, l’objectif final étant que l’enfant acquière les bases solides dictées par l’éducation nationale.”

Mortalité académique

Frappés par des histoires de vie à faire pleurer, allant de la perte d’un ou des parents assassinés à la tentative d’empoisonnement, en passant par la maltraitance voire la viol, ces enfants privés d’amour et de tendresse entrent à l’école avec un handicap certain, parfois insurmontable. “La mortalité académique est énorme. Tous les enfants de la fondation ont redoublé l’an passé. Et la plupart ont déjà deux ans de retard. Et pourtant, je suis sûr que ce ne sont pas des élèves incapables. Simplement, ils n’ont pas reçu l’éducation appropriée à leurs problèmes. Notre tâche, c’est de réduire ces inégalités et leur permettre de rattraper leur retard.” Outre les branches essentielles et incontournables, les élèves, pour la plupart issus du milieu paysan, suivront des cours d’agronomie. “Ils vont apprendre à travailler la terre, planter des légumes, élever des animaux, comme des petits veaux, des cochons et des poules.” Moi pour toit, c’est donc désormais une école pour eux. Ces petits cabossés de la vie qui méritent une attention toute spéciale indispensable à leur réinsertion scolaire et sociale. Crayon de soleil dans la grisaille de leur enfance douloureuse.

Kenny Giovanola
Le Nouvelliste

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