Fondation Moi pour Toit
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Une main tendue pour les enfants
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 27 Oct 2007

En 1987, Christian Michellod est en Colombie pour adopter un fils. La détresse de tous les enfants, qu’il ne peut accueillir, le touche et il décide de les aider à trouver un refuge. L’idée de la Fondation Moi pour Toit était née, cela fait vingt ans maintenant.

Cinq structures à Pereira

Aujourd’hui, son action a pris une ampleur que Christian Michellod n’attendait pas. Concentrée sur la ville de Pereira, la fondation offre cinq foyers d’accueil pour enfants et adolescents. Orphelins et enfants des rues sont d’abord hébergés dans un foyer d’urgence où ils séjournent trois mois au maximum. Le temps d’analyser leur situation physique et psychologique et de déterminer quelle sera la meilleure solution pour les aider. Les adolescents peuvent ensuite être placés dans une structure appropriée, pour filles ou pour garçons, alors que les plus jeunes vivent tous ensemble dans une grande Finca, une ancienne ferme caféière où la fondation élève quelques animaux. Un centre éducatif assure une scolarisation adaptée aux jeunes et à leurs difficultés. Des ateliers de formation sont aussi en projet pour leur permettre de suivre un apprentissage. Ils devraient être reconnus officiellement par le Gouvernement colombien aux environs de fin 2008. La fondation remplit les standards de qualité exigés par la Colombie; ce qui lui permet d’être soutenue à hauteur de 35% de son budget par le gouvernement.

Dons intégralement reversés

Pourquoi soutenir financièrement cette petite association plutôt qu’une grande ONG professionnelle? «Il y a plusieurs avantages à soutenir Moi pour Toit. Premièrement, nous sommes en rapport direct à la fois avec les enfants que nous aidons et avec nos donateurs. Je me rends régulièrement en Colombie pour visiter les foyers et lorsque quelqu’un souhaite soutenir mon action, il peut me contacter pour en discuter avec moi. Il est très rare dans une grande ONG de pouvoir parler directement avec son fondateur. Deuxièmement, l’ensemble des dons arrive directement en Colombie et aucun frais n’en est déduit. Toutes les charges administratives sont financées par les bénéfices du magasin d’artisanat», argumente Christian Michellod. «Pour terminer, une structure aussi complète est unique en Colombie. Chez nous, un enfant est recueilli et suivi jusqu’à ses 18 ans. Nous mettons le prix qui est nécessaire, mais nous misons sur la qualité de l’accueil et de l’encadrement », poursuit-il. Le financement des cinq foyers coûte 3000 francs par jour. Les esprits critiques rétorquent souvent à Christian Michellod qu’avec de telles sommes il pourrait nourrir une multitude de bambins affamés. «C’est évident», reconnaît-il. «Mais sauver un enfant, ce n’est pas seulement lui donner à manger un jour. C’est aussi lui donner un cadre affectif le plus stable possible et le scolariser pour lui donner les moyens de prendre son indépendance et d’assumer sa vie d’adulte seul.»

Violence et guérillas

Alors, voit-on la vie en rose chez Moi pour Toit? La réalité crue rattrape souvent professionnels et bénévoles. La Colombie est sous le feu des guérillas menées par les cartels de la drogue. De nombreuses familles sont déplacées, obligées de fuir la violence. «Nous travaillons beaucoup avec ces enfants-là», explique Christian Michellod. Des enfants qui ont souvent commencé leur vie âprement et pour qui, parfois, l’appel de la rue est le plus fort. «Ils sont parfois éblouis par cette illusion de liberté. Et évidemment, ils ont le droit de quitter le centre.» Certains retournent à la prostitution, la toxicomanie ou la délinquance. D’autres fondent des familles, élèvent leurs enfants et subviennent à leurs besoins. «Aider, éduquer, former les enfants, c’est aussi prévenir la délinquance et la violence futures», conclut Christian Michellod. MP

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