Fondation Moi pour Toit
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Un Montheysan part à la recherche d’une expérience de vie auprès de Moi pour Toit
Par: Fondation Moi pour Toit
Dans:Presse
Le 7 Sep 2018

Guillaume Sonnati a choisi de s’engager durant six mois comme volontaire auprès de Moi pour Toit en Colombie.

«Cela fait partie de ma cohérence intérieure, celle qui me pousse à m’investir pour améliorer la condition de vie des gens.» A bientôt 33 ans, le Montheysan Guillaume Sonnati va s’engager pour six mois comme volontaire auprès de l’association Moi pour Toit (MPT) à Pereira, en Colombie. Son départ est prévu le 13 septembre. «Je suis mû par des valeurs comme la solidarité, la justice sociale et le devoir de responsabilité», explique-t-il. «La charité chrétienne, cela a du sens pour moi.»

Son choix de s’engager après de l’institution de MPT ne doit rien au hasard. «L’entité, reconnue, professionnelle et structurée, propose une formation scolaire et humaine, afin de permettre à des jeunes de se construire et devenir maître de leur destin. Cette approche me plaît.» Et de poursuivre: «C’est une bonne occasion d’expérimenter ma profession de travailleur social, dans un contexte différent de la Suisse et de me développer personnellement.»

Un nouveau monde

En Amérique du Sud, le Chablaisien va au-devant d’une tout autre réalité qu’en Suisse: «Dans notre pays, on bénéficie de richesses matérielles, mais on manque de chaleur humaine. Cela me pousse à sortir de ma zone de confort, à multiplier les rencontres avec des gens habités par une intensité du cœur plus développée.»

Guillaume Sonnati œuvrera au sein de deux foyers regroupant 60 jeunes. «Je m’occuperai d’accompagnement éducatif, social et professionnel», résume-t-il. Quelque 60 autres gamins bénéficient également de cours gratuits au sein de la structure, sans y être domiciliés.

Exception chablaisienne

«Sur la centaine de volontaires suisses qui se sont succédé depuis 1991, Guillaume possède une expérience et une formation universitaire que l’on n’a jamais eue. De plus, c’est un des rares Chablaisiens à avoir postulé (ndlr: environ trente par an)», dixit Christian Michellod. Le Montheysan est au bénéfice d’un master en sociologie, travail et politique sociales délivré par l’Université de Fribourg. Il vient d’achever un DAS en management des institutions sociales à l’Université de Genève. «Un jour, j’espère piloter un service public ou une institution sociale», avoue-t-il. L’homme possède également dix ans d’expérience sur le terrain, notamment à la Castalie et à la FOVAM. Son arrivée tombera à pic, quinze jours après l’intronisation d’un nouveau codirecteur colombien après le départ de Raphaël Lavanchy. Sur place, l’éducateur touchera le salaire minimum colombien (250 francs mensuels). Il est le premier volontaire engagé depuis juin 2016, ces deux dernières années ayant servi de période de restructuration interne.

MPT va mieux

«Depuis les 25 ans de la Fondation en 2012, nous avions enregistré une baisse des dons», rappelle Christian Michellod. «En octobre dernier, j’ai lancé un cri du cœur afin de trouver 200 000 francs pour boucler l’année et autant pour entamer 2018. Nous y sommes parvenus. Parallèlement, nous avons réduit nos coûts de 3000 à 2500 francs par jour en fermant notre centre d’urgence. La lutte n’en demeure pas moins quotidienne.» Selon un rapport publié en début de semaine, MPT était l’ONG privée suisse la plus active en Colombie en 2016.

Nouvelliste du 3 septembre 2018 – Télécharger l’article (PDF)

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